wall street termine en hausse
La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, prolongeant le rebond de la semaine précédente, soutenue par le redressement des valeurs de semi-conducteurs.
L'indice
Dow Jones a gagné 0,29%, ou 155,84 points, à 53.055,91 points.
Le
Standard & Poor's 500, plus large, a pris 54,19 points, soit 0,72% à 7.537,43 points.
Le
nasdaq Composite a avancé de son côté de 288,49 points, soit 1,12% à 26.121,16 points.
Broadcom a progressé de 3,73% après l'annonce d'un accord élargi avec
apple jusqu'en 2031 pour développer et fournir des puces sur mesure.
Sur le front des entreprises,
microsoft a reculé de 0,96% après avoir annoncé la suppression d'environ 4.800 de ses effectifs, soit près de 4.800 postes. O'Reilly Automotive a chuté de 6,65%, tandis que Genuine Parts a abandonné 2,94% dans le sillage d'une offre de rachat en numéraire évoquée par la presse.
Le marche freiné par des interrogations sur les géants de la tech et de l'IA. Les investisseurs attendent désormais les résultats de Samsung pour jauger la santé du secteur des semi-conducteurs.
Samsung Electronics
a publié ses résultats préliminaires pour le deuxième trimestre 2026, affichant desperformances financières records portées par le boom des puces pour l'intelligence artificielle (IA). Malgré ces chiffres historiques, son action a lourdement chuté à la Bourse de Séoul en raison d'inquiétudes sur la durabilité du secteur de la tech
Samsung Electronics Co Ltd (005930)
₩291,500.00
-9.19% since 29 Jun 2026
Un bilan financier record
* Bénéfice d'exploitation en explosion : Hausse spectaculaire de 1 810,3 % sur un an pour atteindre environ 89 400 milliards de wons (soit environ 58,4 milliards de dollars).
* Performance historique : Ce bénéfice trimestriel dépasse à lui seul le cumul des trois dernières années (2023 à 2025).
* Chiffre d'affaires doublé : Progression de 129,3 % sur un an pour s'établir à 171 000 milliards de wons
Aujourd`hui sur les marches
Le déficit commercial américain et le sommet de l'Otan au programme de ce mardi, sans oublier Samsung
La journée de mardi s'annonce légère pour les marchés en matière de statistiques économiques. Le sommet de l'Otan de deux jours en Turquie ajoutera un aspect géopolitique à la séance. Les résultats de Samsung au menu en Corée du Sud.
1. Le déficit commercial américain : Une économie sous pression protectionniste
Le département du Commerce des États-Unis vient de confirmer la
tendance observée ces derniers mois : la consommation intérieure américaine reste forte, mais elle profite massivement aux importations, creusant le fossé commercial à un niveau record.
Les chiffres clés et la mécanique du creusement
* Déficit des biens (mai 2026) : 105,8 milliards de dollars. C’est le niveau le plus élevé enregistré depuis le pic inflationniste d'il y a 14 mois.
* Le boom de l'IA : Les importations de biens d'équipement technologique (notamment les serveurs et composants avancés) représentent 35 % de la hausse du déficit. Les géants de la Tech américaine s'approvisionnent massivement en Asie pour construire leurs
Infrastructures de calcul.
* Le "Front-Running" des taxes : Anticipant le virage protectionniste de la Maison-Blanche, les entreprises américaines ont accéléré leurs commandes à l'international pour stocker les marchandises avant l'application de nouvelles barrières douanières.
Le séisme politique de l'ACEUM (USMCA)
Ce creusement structurel explique la décision radicale de Donald Trump de suspendre le renouvellement automatique de l'accord de
Libre-échange avec le Mexique et le Canada.
* Le Mexique dans le viseur : Washington accuse Mexico de servir de "passerelle" pour les produits chinois (notamment les véhicules électriques et les pièces détachées) qui contournent les taxes américaines.
* L'impact sur le
pib : Ce déficit commercial persistant va amputer la croissance du
pib américain d'environ 0,8 point de pourcentage pour le deuxième trimestre 2026, forçant la Réserve fédérale (
FED) à maintenir une posture prudente sur ses taux d'intérêt.
2. Le sommet de l'Otan à Ankara : Le virage vers une
Économie de guerre
Le 36e sommet de l'Alliance atlantique en Turquie marque une rupture historique. L'Otan ne se contente plus de gérer des crises ; elle planifie une militarisation industrielle à long terme pour répondre au désengagement progressif des États-Unis.
La nouvelle règle des 3,5 % + 1,5 %
L'ancien objectif de consacrer 2 % du
pib à la défense est définitivement caduc. Sous la pression de Washington, qui exige que les Européens paient pour leur propre sécurité, un nouvel accord a été scellé :
* 3,5 % du
pib devront être strictement alloués aux budgets militaires (armement, personnel,
Infrastructures) d'ici 2035.
* 1,5 % du
pib supplémentaires seront dédiés à la "sécurité globale" (cyberdéfense, protection des
Infrastructures critiques, satellites, résilience énergétique).
*
total : L'Otan vise un effort global de 5 % du
pib pour ses membres. Actuellement, seuls les États-Unis, la Pologne et les pays baltes dépassent déjà les 4 %.
Le Forum des industries de défense : Des milliards en jeu
Le secrétaire général Mark Rutte pilote ce mardi la signature de méga-contrats industriels. Les grands bénéficiaires sont les constructeurs aéronautiques et de défense (Lockheed Martin, Rheinmetall, BAE Systems, Thales). Plus de 60 milliards de dollars de commandes fermes de munitions, de systèmes de défense antiaérienne (Patriot) et d'avions de chasse de 5e génération sont officialisés pour reconstituer les stocks stratégiques.
Le relais européen pour l'Ukraine
Face au gel des budgets américains votés par le Congrès, les membres européens de l'Otan et le Canada ont validé un plan de secours : 40 milliards d'euros par an pour 2026 et 2027. Cet argent sera directement prélevé sur les budgets nationaux pour garantir un flux continu d'armes à Kyiv, indépendamment des décisions politiques à Washington.
3. Samsung : Le paradoxe des profits historiques et de la sanction boursière
Les résultats préliminaires du géant sud-coréen pour le deuxième trimestre 2026 illustrent parfaitement la
volatilité et l'exigence extrême des marchés financiers à l'ère de l'intelligence artificielle.
Des résultats financiers stratosphériques
* Bénéfice d'exploitation : 89,4 trillions de won (58,4 milliards de dollars). L'an dernier à la même époque, le groupe sortait d'une crise des puces et affichait un profit minimal. Ce chiffre représente une multiplication par 19.
* Chiffre d'affaires : 171 trillions de won (+129,3 % sur un an).
* Le moteur de la croissance : La puce mémoire HBM4 (High Bandwidth Memory de 6e génération). Samsung a enfin rattrapé son retard technique sur son rival SK Hynix et livre désormais ses puces à Nvidia pour ses nouveaux processeurs graphiques d'IA.
Pourquoi le titre Samsung a-t-il perdu plus de 4 % à Séoul ?
La Bourse anticipe toujours l'avenir, et plusieurs signaux d'alarme inquiètent les analystes :
* Un chiffre d'affaires sous le
Consensus : Si les profits sont immenses grâce aux marges élevées de l'IA, le chiffre d'affaires global est ressorti 2 % en dessous des prévisions les plus folles des courtiers. Cela indique que l'activité historique de Samsung (smartphones de milieu de gamme, téléviseurs, électroménager) ralentit fortement à cause de la baisse du pouvoir d'achat mondial.
* La peur du "Peak AI" (le sommet du cycle) : Les investisseurs redoutent que le marché des puces mémoires atteigne son niveau maximum au second semestre 2026. Si les géants du cloud (
microsoft,
google,
amazon) ralentissent leurs investissements dans les centres de données, les prix des puces s'effondreront rapidement, comme lors des cycles technologiques précédents.