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Xxm
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Qu’est-ce que le Xxm ?

Le Xxm correspond à la bourse de Montréal qui compte 25 valeurs sur les produits dérivés. Elle a été créée en 1874. La Bourse de Montréal a fusionné avec la bourse de Toronto en 2008 et appartient désormais au groupe TMX.

La Bourse de Montréal en résumé

La Bourse de Montréal (Montréal Exchange en anglais, abrégée MX) est aujourd’hui la bourse canadienne des produits dérivés : on y négocie des contrats à terme et des options sur taux d’intérêt, sur indices, sur actions et sur fonds indiciels. Elle appartient au groupe TMX, qui exploite aussi la Bourse de Toronto. Les actions des grandes sociétés canadiennes, elles, se traitent à Toronto, et non à Montréal.

De la plus ancienne bourse du Canada au marché des dérivés

Des actions s’échangent à Montréal dès 1832, de manière informelle. La Bourse de Montréal est constituée officiellement en 1874 : c’est la première bourse organisée du pays. En 1974, l’année de son centenaire, elle absorbe la Bourse canadienne.

Le tournant date de 1999. Les bourses de Vancouver, de l’Alberta, de Toronto et de Montréal s’entendent alors pour réorganiser le marché canadien : Toronto reçoit les actions des grandes sociétés, une bourse de croissance reçoit celles des petites, et Montréal devient la bourse canadienne des dérivés. Fin 2001, elle a achevé son passage de la criée à la cotation entièrement électronique.

En décembre 2007, TSX Group annonce le rachat de Montréal Exchange Inc. pour 1,31 milliard de dollars canadiens. L’opération est bouclée le 1er mai 2008 et l’ensemble prend le nom de groupe TMX. C’est ce rapprochement que l’on appelle couramment la fusion des bourses de Toronto et de Montréal.

Ce qui se négocie à Montréal

Trois familles de produits concentrent l’activité.

  • Les dérivés de taux : le contrat à terme sur l’obligation du gouvernement du Canada à dix ans (code CGB) et ses options, ainsi que le contrat à trois mois sur le CORRA, le taux moyen du financement à un jour au Canada (code CRA).
  • Les dérivés sur indices : le contrat à terme standard sur l’indice S&P/TSX 60 (code SXF), qui regroupe soixante grandes valeurs canadiennes, et les options sur indice.
  • Les options sur actions et sur fonds indiciels cotés au Canada, y compris des options à échéance hebdomadaire.

Comme sur tout marché organisé de dérivés, une chambre de compensation s’interpose entre l’acheteur et le vendeur : à Montréal, c’est la CDCC, qui appartient au même groupe.

Pourquoi la suivre quand on trade

Montréal est le marché de référence pour prendre position sur les taux canadiens. Le contrat CGB joue pour le Canada le rôle que joue le contrat sur le Bund allemand à l’Eurex : son prix monte quand le rendement de l’obligation à dix ans baisse, et inversement. Le contrat SXF permet, lui, de prendre position sur les grandes capitalisations canadiennes, un marché où la finance, l’énergie et les matières premières pèsent lourd.

Pour un investisseur européen, deux points comptent. Les contrats sont libellés en dollars canadiens, ce qui ajoute un risque de change au risque de marché. Et la liquidité, réelle sur les contrats phares, reste sans commune mesure avec celle des grands contrats à terme américains traités au CME : sur les échéances lointaines ou les options peu traitées, l’écart entre l’offre et la demande peut être large.

Questions fréquentes

La Bourse de Montréal existe-t-elle encore ?

Oui. Elle n’est plus une société indépendante, puisqu’elle appartient au groupe TMX depuis 2008, mais elle fonctionne toujours sous son nom, comme bourse des produits dérivés du Canada.

Où se négocient les actions canadiennes ?

À la Bourse de Toronto (TSX) pour les sociétés établies, et sur la bourse de croissance du même groupe pour les plus petites. Montréal ne cote plus d’actions depuis la réorganisation de 1999.

Quelle est la différence entre la Bourse de Montréal et le groupe TMX ?

TMX est la société mère. Elle détient la Bourse de Toronto, la Bourse de Montréal et la chambre de compensation des dérivés canadiens. Montréal est la filiale chargée des produits dérivés.

Peut-on négocier les produits de Montréal depuis l’Europe ?

Oui, par l’intermédiaire d’un courtier qui donne accès à ce marché. Il faut alors tenir compte des horaires de l’Amérique du Nord, des dépôts de garantie exigés et de la conversion en dollars canadiens.

Pour aller plus loin

Lexique boursier : toutes les définitions, de A à Z.

L’auteur

Benoist Rousseau

Sièges CME & CBOT · Trader depuis 1994

Benoist Rousseau est trader, membre du Chicago Mercantile Exchange (CME) et du Chicago Board of Trade (CBOT), spécialiste en histoire économique formé à la Sorbonne et pédagogue expérimenté. Il a ainsi créé son École de Trading en 2022.
Fort de plus de 30 ans d’expérience sur les futures CME, il partage analyses de séance, replays de trades commentés, psychologie et gestion du risque — sans signaux ni promesses, du trading brut et sans filtre.

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