DeutschEnglishEspañolFrançaisItalianoPortuguês
Rejoindre le forum

Constantin : biographie, conversion et solidus du premier empereur chrétien

Constantin le Grand, empereur romain de 306 à 337, fit du christianisme la religion de l’empereur, fonda Constantinople et donna à la Méditerranée une monnaie d’or qui dura sept siècles.

Constantin : L’empereur qui convertit le pouvoir à la croix et la monnaie à l’or

Qui était Constantin ?

Constantin Ier, dit le Grand (vers 272-337), est un empereur romain qui régna de 306 à 337, réunifia l’Empire sous sa seule autorité en 324, se convertit au christianisme et fonda Constantinople. Fils d’un officier devenu empereur, il conquit le pouvoir par une succession de guerres civiles et le garda trente et un ans, record de longévité depuis Auguste.

On le connaît pour la croix, la vision du pont Milvius et le concile de Nicée. On le connaît moins pour l’or. Constantin a pourtant laissé une pièce, le solidus, qui servit de référence au commerce méditerranéen jusqu’au XIe siècle, et une fiscalité en métal jaune qui pesa lourdement sur ceux qui n’en avaient pas.

Constantin en résumé

Constantin hérite d’un Empire réorganisé par Dioclétien et partagé entre plusieurs empereurs. Il élimine ses rivaux un à un, Maxence en 312, Licinius en 324, puis gouverne seul. Sa politique tient en trois mots : l’Église, l’or et l’Orient. Il favorise le christianisme sans interdire les cultes païens, stabilise la monnaie sur l’or et déplace le centre de gravité de l’Empire vers le Bosphore.

  • Époque : De Rome chrétienne au Moyen Âge
  • Naissance : un 27 février, vers 272 (l’année est discutée), à Naissus, en Mésie (aujourd’hui Niš, en Serbie)
  • Mort : 22 mai 337, près de Nicomédie (aujourd’hui İzmit, en Turquie)
  • Pays : Empire romain
  • Fonctions : acclamé auguste par l’armée à York le 25 juillet 306 ; empereur en Occident jusqu’en 324, puis seul empereur de 324 à 337
  • Œuvre principale : la réunification de l’Empire, la conversion du pouvoir impérial au christianisme, la fondation de Constantinople (330) et le solidus d’or
  • À retenir : il n’a pas fait du christianisme la religion de l’État, mais il en a fait la religion de l’empereur, ce qui revenait presque au même

La vie de Constantin : le fils d’officier qui conquit le monde romain par étapes

Constantin naît à Naissus, dans les Balkans, d’un officier illyrien, Constance, et d’Hélène, femme d’humble origine dont l’Église fera une sainte. En 293, son père devient césar, c’est-à-dire empereur adjoint, dans le système à quatre têtes inventé par Dioclétien, la tétrarchie. Le jeune homme grandit à la cour de Dioclétien à Nicomédie, à la fois élève et otage, et fait ses armes sur le Danube et en Orient.

En 305, Dioclétien abdique. Constantin rejoint son père en Bretagne, où Constance meurt à York le 25 juillet 306. L’armée acclame aussitôt le fils. La tétrarchie ne prévoyait pas l’hérédité, mais les soldats préféraient les dynasties : Constantin obtient d’abord le rang de césar, puis s’impose comme auguste. Il réside à Trèves, combat les Francs et les Alamans sur le Rhin, et voit mourir l’un après l’autre les empereurs qui l’encombrent. Son beau-père Maximien, qui avait tenté de le renverser, se donne la mort à Marseille en 310.

Reste Maxence, maître de Rome et de l’Italie. Constantin franchit les Alpes en 312 et le bat le 28 octobre au pont Milvius, aux portes de Rome ; Maxence se noie dans le Tibre. C’est avant cette bataille que se place la vision qui fit sa légende, et qui est discutée plus bas. En 313, à Milan, Constantin et Licinius, l’empereur d’Orient, s’accordent sur la liberté de culte et la restitution des biens confisqués aux chrétiens.

L’entente dure peu. Une première guerre, en 316-317, donne à Constantin l’essentiel des Balkans. La seconde, en 324, se joue à Andrinople puis à Chrysopolis, sur la rive asiatique du Bosphore, le 18 septembre. Licinius se rend, est épargné, puis exécuté l’année suivante. Constantin règne seul sur un Empire qui va de l’Écosse à l’Euphrate.

Il trouve l’Orient chrétien divisé. Pour trancher la querelle ouverte par le prêtre alexandrin Arius sur la nature du Christ, il réunit à Nicée, en 325, le premier concile œcuménique, qu’il ouvre en personne. L’année suivante, il fait exécuter son fils aîné Crispus, puis meurt son épouse Fausta, dans des circonstances que les sources taisent ou embellissent. Le 11 mai 330, il inaugure sur le site de l’ancienne Byzance la ville qui porte son nom, Constantinople.

Il prépare une guerre contre la Perse quand la maladie le prend au printemps 337. Il se fait baptiser sur son lit de mort par Eusèbe, évêque de Nicomédie, et meurt le 22 mai 337 dans une villa voisine. Ses trois fils se partagent l’Empire après avoir éliminé la plupart de leurs cousins, ce qui montre que la conversion de la famille ne s’étendait pas à toutes les vertus.

Qu’a accompli Constantin, et que reste-t-il de son œuvre ?

Le premier legs est religieux. Constantin met fin aux persécutions, restitue les biens de l’Église, accorde aux évêques le droit de juger certaines affaires civiles et aux clercs des exemptions de charges publiques. Il finance de grandes basiliques : le Latran et Saint-Pierre à Rome, le Saint-Sépulcre à Jérusalem. Il ne proscrit pas le paganisme ; ce sera l’œuvre de Théodose, en 380 et 391-392. Mais à partir de lui, l’empereur est chrétien, et le christianisme devient la voie des carrières.

Le deuxième legs est géographique. Constantinople, capitale d’un empire qui survit mille ans à la chute de Rome, reste la ville de l’empereur jusqu’en 1453. Son hippodrome et son palais seront le décor du règne de Justinien, deux siècles plus tard.

Le troisième legs est administratif et monétaire. Constantin achève la séparation des carrières civiles et militaires engagée par Dioclétien, crée une armée de campagne mobile à côté des troupes de frontière, et surtout donne à l’Empire une monnaie d’or stable. Le dimanche, enfin, lui doit son statut : une loi de 321 en fait un jour de repos pour les tribunaux et les métiers urbains, sous le nom païen de jour du Soleil.

Comment Constantin a-t-il financé son pouvoir ?

Constantin hérite d’une monnaie en ruine. Au IIIe siècle, les empereurs ont tant allégé et altéré l’argent que la pièce courante, l’antoninien, n’est plus qu’un morceau de cuivre à peine blanchi ; les prix ont flambé. Dioclétien avait tenté de fixer par édit les prix maximaux de plus de mille articles en 301, sans succès durable. Constantin choisit une autre voie : renoncer à sauver l’argent et bâtir la confiance sur l’or.

Le solidus, littéralement le « solide », est frappé à 72 pièces à la livre romaine d’or, soit environ 4,5 grammes de métal presque pur. Les premières émissions datent des années 309-312, dans les ateliers d’Occident que Constantin contrôle, puis la pièce s’étend à tout l’Empire après 324. Son poids et son titre ne bougent pratiquement plus pendant plus de sept siècles. L’altération ne commence à Constantinople que sous Michel IV, dans les années 1030, et la pièce n’est remplacée qu’en 1092, par l’hyperpère d’Alexis Ier Comnène. L’historien Robert S. Lopez l’a appelée en 1951 « le dollar du Moyen Âge ». Le nom même a survécu : solidus a donné le sou, le soldo italien et le soldat, celui qu’on paie en sous.

Cette stabilité a un prix, et ce ne sont pas les riches qui le paient. L’État exige désormais l’or : il lève des taxes payables en métal jaune et paie en or ses hauts fonctionnaires et une partie de ses soldats. Constantin crée ou généralise la collatio lustralis, que les Grecs appelleront chrysargyre, un impôt dû en or et en argent par les marchands et les artisans, levé en principe tous les cinq ans, à l’occasion des anniversaires du règne. Il impose aux sénateurs une taxe foncière propre, la collatio glebalis, et maintient l’or coronaire, cadeau obligé des cités à l’empereur. L’historien païen Zosime, hostile il est vrai, accuse le chrysargyre d’avoir réduit des familles à la misère.

Pendant ce temps, la petite monnaie de bronze, le follis, continue de perdre du poids. Un traité anonyme du IVe siècle, le De rebus bellicis, décrit la conséquence avec une netteté d’économiste : l’or s’accumule chez les puissants, et les pauvres, payés en bronze qui se déprécie, voient leurs moyens fondre. C’est la vieille loi de Gresham retournée : la bonne monnaie ne disparaît pas, elle se concentre là où sont déjà les richesses, tandis que l’inflation frappe la monnaie des humbles.

D’où vient l’or ? D’abord des victoires : chaque guerre civile gagnée fait passer sous son contrôle les caisses et les ateliers monétaires du vaincu, l’Italie en 312, l’Orient en 324. Ensuite des temples. À partir des années 330, Constantin fait dépouiller les sanctuaires païens de leurs statues et ornements de métal précieux, que l’on fond ; Eusèbe le raconte avec satisfaction dans la Vie de Constantin, et l’auteur du De rebus bellicis y voit l’origine de l’abondance d’or de l’époque. La foi nouvelle et le Trésor tiraient dans le même sens.

Les dépenses sont à la mesure : une armée nombreuse, une capitale neuve bâtie en six ans, des basiliques, des largesses aux églises que le Liber pontificalis énumère en domaines et en revenus, des distributions de blé à la population de Constantinople. Les successeurs de Constantin paieront encore en solidi les tributs exigés par Attila. On ne connaît en revanche aucun budget de l’Empire constantinien : les chiffres d’ensemble manquent, et les historiens se gardent d’en inventer.

Qu’a ajouté la légende à l’histoire de Constantin ?

La vision d’abord. Lactance, écrivant peu après 312, rapporte qu’un songe ordonna à Constantin de faire peindre sur les boucliers de ses soldats un signe céleste du Christ. Eusèbe, vingt-cinq ans plus tard, raconte autre chose : une croix de lumière vue en plein jour par l’empereur et toute son armée, accompagnée d’une inscription, récit qu’il dit tenir de Constantin lui-même, sous serment. La formule latine in hoc signo vinces, « par ce signe, tu vaincras », est une traduction postérieure du grec d’Eusèbe, qui dit plus sèchement : par ceci, sois vainqueur. En 310, un panégyriste avait déjà prêté à l’empereur une vision, païenne celle-là, d’Apollon dans un sanctuaire de Gaule. Les deux récits chrétiens ne se recoupent pas, et aucun historien ne peut dire ce que Constantin a vu.

L’« édit de Milan » ensuite. Il n’y a pas eu d’édit, mais un accord entre deux empereurs, connu par une lettre de Licinius affichée à Nicomédie en juin 313 et conservée par Lactance et Eusèbe. Le nom est une commodité de manuel.

La plus durable des légendes est un faux. La Donation de Constantin, fabriquée sans doute au VIIIe siècle, prétendait que l’empereur, guéri de la lèpre par le pape Sylvestre, lui avait cédé Rome et l’Occident. Elle servit les ambitions temporelles de la papauté pendant des siècles, jusqu’à ce que l’humaniste Lorenzo Valla démontre en 1440, par l’analyse du latin, qu’elle ne pouvait dater du IVe siècle.

Reste la mère. La découverte de la vraie Croix à Jérusalem par Hélène, lors de son pèlerinage vers 326-328, n’apparaît dans les textes qu’à la fin du IVe siècle. Eusèbe, contemporain et témoin, décrit le voyage et les églises fondées, mais ne dit pas un mot de la relique.

Qu’en disent les historiens aujourd’hui ?

Le débat central porte sur la sincérité de la conversion. Au XIXe siècle, Jacob Burckhardt, dans Die Zeit Constantins des Großen (1853), voyait en Constantin un politique sans religion qui avait misé sur la force montante. Le courant dominant aujourd’hui le prend au sérieux. Timothy Barnes, dans Constantine and Eusebius (1981) puis Constantine : Dynasty, Religion and Power in the Later Roman Empire (2011), en fait un chrétien convaincu dès 312. Paul Veyne, dans Quand notre monde est devenu chrétien (2007), défend une conversion sincère et personnelle, celle d’un homme qui se croyait choisi pour une mission. D’autres insistent sur la longue ambiguïté d’un empereur qui garde le titre de grand pontife et l’image du Soleil sur ses monnaies jusqu’au début des années 320.

La vision elle-même a reçu une explication naturaliste : l’historien Peter Weiss a proposé en 2003 qu’en 310 Constantin et son armée aient observé un halo solaire, phénomène optique en forme de croix, interprété d’abord en païen puis relu en chrétien. L’hypothèse est séduisante et invérifiable.

Sur l’économie, l’historiographie a déplacé le regard du miracle monétaire vers ses effets sociaux. Jairus Banaji, dans Agrarian Change in Late Antiquity (2001), soutient que l’or constantinien a nourri une nouvelle aristocratie de service, payée en métal stable et investissant dans la terre, tandis que la masse vivait dans une économie de bronze dévalué.

Que peut apprendre de Constantin celui qui décide ?

Constantin n’a pas réformé toute la monnaie : il a choisi un étalon, l’a rendu crédible et a laissé le reste flotter. Ce tri, efficace pour l’État, a eu des perdants identifiables. Les leçons portent autant sur la méthode que sur son coût.

  • Une réforme crédible commence par renoncer à ce qu’on ne peut plus défendre : Constantin abandonne l’argent et concentre ses moyens sur une seule pièce, qu’il ne touchera plus.
  • La stabilité d’une monnaie tient à sa discipline dans la durée, pas à son annonce : le solidus vaut par sept siècles de poids constant, et se perd en quelques décennies d’altération au XIe siècle.
  • Qui choisit l’unité de compte choisit aussi qui supporte le risque : l’impôt en or et la petite monnaie dépréciée ont reporté le coût de l’ajustement sur les plus pauvres.
  • Les ressources ponctuelles ne font pas un budget : trésors confisqués et temples fondus ont financé une décennie de chantiers, pas l’équilibre d’un État.
  • Un partage entre plusieurs héritiers armés est une invitation au meurtre : le massacre de 337 a emporté les neveux que Constantin avait lui-même associés au pouvoir.

Quels livres lire sur Constantin ?

  • Pierre Maraval, Constantin le Grand. Empereur romain, empereur chrétien (306-337), Paris, Tallandier, 2011 : la biographie de référence en français.
  • Paul Veyne, Quand notre monde est devenu chrétien (312-394), Paris, Albin Michel, 2007 : l’essai brillant et discuté sur la conversion.
  • Bertrand Lançon et Tiphaine Moreau, Constantin. Un auguste chrétien, Paris, Armand Colin, 2012 : une synthèse claire, attentive aux sources.
  • Eusèbe de Césarée, Vie de Constantin, texte de F. Winkelmann, introduction et notes de Luce Pietri, traduction de Marie-Joseph Rondeau, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Sources chrétiennes », 2013 : le panégyrique de l’évêque, à lire avec méfiance et profit.
  • Lactance, De la mort des persécuteurs, introduction, texte et traduction de Jacques Moreau, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Sources chrétiennes », 1954 : le premier récit de la vision, écrit à chaud.
  • Timothy D. Barnes, Constantine : Dynasty, Religion and Power in the Later Roman Empire, Chichester, Wiley-Blackwell, 2011 (en anglais) : la synthèse d’un demi-siècle de recherche.

Questions fréquentes sur Constantin

Constantin a-t-il fait du christianisme la religion officielle de l’Empire ?

Non. Il a mis fin aux persécutions, favorisé l’Église et s’est déclaré chrétien, mais les cultes païens restent autorisés sous son règne. C’est Théodose qui, par l’édit de Thessalonique de 380 puis les lois de 391-392, fait du christianisme nicéen la seule religion licite.

Qu’est-ce que le solidus de Constantin ?

C’est une pièce d’or frappée à 72 exemplaires par livre romaine, soit environ 4,5 grammes. Introduite dans les années 309-312, elle garde son poids et son titre jusqu’au XIe siècle à Byzance. Son nom a donné le mot « sou ».

Pourquoi Constantin a-t-il fondé Constantinople ?

Le site de Byzance contrôlait le passage entre l’Europe et l’Asie et se trouvait plus près des frontières menacées, le Danube et l’Euphrate, que Rome. La ville nouvelle, inaugurée le 11 mai 330, permettait aussi à l’empereur de régner loin du vieux Sénat romain et de ses traditions païennes.

Quand Constantin a-t-il été baptisé ?

Sur son lit de mort, en mai 337, près de Nicomédie, par l’évêque Eusèbe de Nicomédie. Retarder le baptême jusqu’à la fin de la vie était courant à l’époque, puisqu’il effaçait les péchés. La légende d’un baptême à Rome par le pape Sylvestre est une invention tardive.

Pour aller plus loin

  • Auguste, l’autre refondateur de l’Empire et de sa monnaie, trois siècles plus tôt
  • Augustin d’Hippone, dans le guide des philosophes, pour l’Empire devenu chrétien vu par son plus grand penseur
L’auteur

Benoist Rousseau

Maîtrise d’histoire (Sorbonne)

Diplômé d’histoire de la Sorbonne, j’ai enseigné douze ans avant de trader à plein temps. Les krachs, les bulles et les grandes figures de la finance éclairent mieux les marchés d’aujourd’hui que bien des modèles. J’ai préfacé Machiavel, Renan et Le Bon chez JDH Éditions.

Découvrir mon parcours
À lire ensuite
Trader, ça s’apprend
2 étapes pour progresser
1ProRealTime —
La formation complète Gratuit

Le trading commence par les bons outils.

  • La formation complète à la plateforme
  • Mes Graphiques & Espaces de travail : accès exclusif à mes indicateurs, modèles et réglages personnalisés
  • Configuration guidée, pas à pas
2Mon École de Trading —
Quand vous serez prêt Pour aller plus loin

Formations, séminaires, webinaire et coaching privé. Je vous accompagne personnellement.

Découvrir l’École
Excellentsur Trustpilot · 590+ avis

0 commentaires

La discussion se poursuit sur le forum andlil.com.
Laisser un commentaire

Votre nom et votre commentaire seront publiés après relecture ; votre adresse e-mail ne le sera jamais. Votre adresse IP est conservée un an, comme la loi l’exige. Pour en savoir plus ou exercer vos droits : charte de confidentialité. Le formulaire est protégé contre les robots par Cloudflare Turnstile.

Restez au contact des marchés et du monde.

Recevez mes analyses par e-mail, et rejoignez la discussion avec la communauté du forum.