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Qu’est-ce que la crise des subprimes ?

En 2006, chez Moody’s, on attribuait la note triple A à trente titres hypothécaires par jour ouvré. La commission d’enquête créée par le Congrès américain a fait le compte plus tard : 83 % des titres hypothécaires notés AAA cette année-là ont fini dégradés.

La crise des subprimes commence comme une affaire de prêts hypothécaires accordés à des ménages américains fragiles. Elle devient, entre août 2007 et mars 2009, la plus grave crise financière depuis les années 1930 : faillite de Lehman Brothers, sauvetage d’AIG, nationalisations en Europe, Bourses divisées par deux et une récession mondiale.

La crise des subprimes en résumé

La crise des subprimes est une crise financière née aux États-Unis de l’effondrement des crédits immobiliers à risque. Elle éclate le 9 août 2007, quand BNP Paribas gèle trois fonds exposés à ces crédits, et culmine le 15 septembre 2008 avec la faillite de Lehman Brothers. Le S&P 500 recule de 56,8 % entre le 9 octobre 2007 (1 565,15 points) et le 9 mars 2009 (676,53), le CAC 40 de 59,2 % depuis son plus haut du 1er juin 2007. Titrisation opaque, notations complaisantes et endettement excessif des banques l’ont rendue systémique. Elle a provoqué la récession la plus profonde de l’après-guerre et des sauvetages publics massifs.

Quels sont les chiffres clés du krach de 2008 ?

La crise des subprimes en chiffres
IndicateurValeur
Début de la crise9 août 2007 (BNP Paribas suspend trois fonds)
Plus haut du S&P 5001 565,15 points le 9 octobre 2007 (clôture)
Plus bas du S&P 500676,53 points le 9 mars 2009, soit −56,8 %
CAC 406 168,15 le 1er juin 2007, 2 519,29 le 9 mars 2009 (clôtures), soit −59,2 %
Retour au sommetS&P 500 : 28 mars 2013 ; CAC 40 (hors dividendes) : avril 2021
Récession américaineDécembre 2007 à juin 2009 ; PIB −4,3 % du pic au creux ; chômage à 10 %
Plus grosse failliteLehman Brothers, 639 milliards de dollars d’actifs
Plan de sauvetage américainTARP, 700 milliards de dollars (3 octobre 2008)

Quelles sont les causes de la crise des subprimes ?

Des crédits pour ceux qui ne pouvaient pas rembourser

Un crédit « subprime » est un prêt immobilier consenti à un emprunteur jugé moins solvable que la moyenne, souvent à taux variable. Le pari tenait tant que les maisons montaient. Les prix moyens des logements américains ont plus que doublé entre 1998 et 2006, et la dette hypothécaire des ménages est passée de 61 % à 97 % du PIB sur la même période, selon la Réserve fédérale. Quand les prix ont cessé de monter, à l’été 2006, le mécanisme s’est inversé. Le 2 avril 2007, New Century Financial, grand prêteur subprime, fait faillite.

Titrisation, CDO et notation

Les banques ne gardaient pas ces crédits : elles les regroupaient en titres adossés à des créances hypothécaires, vendus à des investisseurs du monde entier. Ces titres étaient eux-mêmes reconditionnés en CDO (collateralized debt obligations), découpés en tranches dont les plus « sûres » recevaient la note maximale. La Financial Crisis Inquiry Commission (FCIC) relève que Moody’s a noté AAA près de 45 000 titres liés à l’immobilier entre 2000 et 2007, alors que six entreprises américaines seulement portaient encore cette note début 2010. Les agences étaient payées par les émetteurs dont elles notaient les produits.

Des banques sans matelas

La FCIC note qu’en 2007 les cinq grandes banques d’investissement (Bear Stearns, Goldman Sachs, Lehman Brothers, Merrill Lynch, Morgan Stanley) affichaient, selon une mesure, un levier allant jusqu’à 40 pour 1 : une baisse de moins de 3 % de la valeur des actifs pouvait effacer les fonds propres. Ce levier était financé à très court terme. C’est ce que décrivait Hyman Minsky dans son hypothèse d’instabilité financière : la stabilité apparente fabrique elle-même la fragilité.

La Fed est-elle responsable de la crise ?

La thèse de John Taylor : des taux trop bas trop longtemps

Après l’éclatement de la bulle internet, la Fed abaisse son taux directeur onze fois en 2001, de 6,5 % à 1,75 %, puis jusqu’à 1 % le 25 juin 2003. Il y reste jusqu’au 30 juin 2004, puis remonte par quarts de point jusqu’à 5,25 % en juin 2006. Dans son intervention au symposium de Jackson Hole de 2007, « Housing and Monetary Policy », John Taylor, père de la règle qui porte son nom, soutient que le taux fédéral est resté de 2002 à 2006 nettement sous ce que sa règle aurait prescrit. Selon son modèle, une politique conforme à la règle aurait évité une bonne partie du boom immobilier et adouci le retournement.

La thèse de Ben Bernanke : l’excès d’épargne mondiale et la réglementation

Le 10 mars 2005, Ben Bernanke, alors gouverneur de la Fed, prononce à Richmond un discours sur le « global saving glut » : un afflux d’épargne venue d’Asie et des pays exportateurs de pétrole pousse vers le bas les taux longs mondiaux, que la Fed ne contrôle pas. Le 3 janvier 2010, devenu président, il répond directement à Taylor devant l’American Economic Association. Sur vingt pays industrialisés, la politique monétaire n’expliquerait qu’environ 5 % des écarts de hausse immobilière, les entrées de capitaux 31 %. Sa conclusion : la meilleure réponse à la bulle aurait été réglementaire, non monétaire. Il concède que les efforts de la Fed contre les mauvaises pratiques de crédit sont venus « trop tard » ou ont été « insuffisants ».

C’est sur ce dernier point que la FCIC est la plus sévère. Dans son rapport de janvier 2011, elle juge que la crise « était évitable » et désigne comme exemple premier des défaillances réglementaires l’incapacité de la Fed à endiguer le flux de crédits hypothécaires toxiques : elle seule en avait le pouvoir, et elle ne l’a pas fait. Les deux thèses ne s’excluent pas : des taux bas rendent l’alcool bon marché, une surveillance absente laisse le bar ouvert.

Comment la crise s’est-elle déroulée, de 2007 à 2009 ?

Chronologie de la crise des subprimes
DateÉvénement
2 avril 2007Faillite de New Century Financial, grand prêteur subprime
9 août 2007BNP Paribas suspend les rachats de trois fonds exposés aux subprimes
14 septembre 2007La Banque d’Angleterre soutient Northern Rock ; ruée des déposants
9 octobre 2007Record du S&P 500 (1 565,15) et du Dow Jones (14 164,53)
14-24 mars 2008Rachat de Bear Stearns par JPMorgan Chase avec l’aide de la Fed
7 septembre 2008Fannie Mae et Freddie Mac placées sous tutelle de l’État
15 septembre 2008Faillite de Lehman Brothers
16 septembre 2008Prêt de la Fed à AIG, jusqu’à 85 milliards de dollars
3 octobre 2008Loi EESA : création du TARP, 700 milliards de dollars
13 octobre 2008Plan français de 360 milliards d’euros pour les banques
16 décembre 2008Taux de la Fed ramené entre 0 et 0,25 %
9 mars 2009Plus bas du S&P 500 (676,53) et du CAC 40 (2 519,29)

La première alerte vient de Paris. Le 9 août 2007, BNP Paribas, première banque française, suspend les rachats de trois de ses fonds exposés aux titres adossés à des subprimes. Les tensions gagnent aussitôt le financement à court terme des banques : personne ne sait plus qui détient les titres douteux, et l’on cesse de se prêter. Le credit crunch commence.

Le 14 septembre 2007, le Royaume-Uni découvre devant les agences de Northern Rock, à qui la Banque d’Angleterre vient d’accorder un soutien d’urgence, des files d’attente qu’on croyait réservées aux livres d’histoire. Ce bank run se termine par une nationalisation en février 2008. En mars 2008, la banque d’investissement Bear Stearns est reprise in extremis par JPMorgan Chase ; la Fed de New York finance une structure qui reprend environ 30 milliards de dollars de ses actifs.

Septembre 2008 concentre l’essentiel. Le 7, Fannie Mae et Freddie Mac, les deux géants semi-publics du refinancement hypothécaire, sont placés sous tutelle. Le 15, Lehman Brothers dépose son bilan : 639 milliards de dollars d’actifs, la plus grosse faillite de l’histoire américaine. Le lendemain, la Fed prête jusqu’à 85 milliards de dollars à l’assureur AIG, grand vendeur de protections contre le défaut de ces titres. Le 3 octobre, le Congrès vote et le président Bush signe la loi qui crée le TARP. Les Bourses touchent le fond le 9 mars 2009.

Quelles ont été les conséquences du krach de 2008 ?

Une récession mondiale. Aux États-Unis, la récession dure dix-huit mois, de décembre 2007 à juin 2009 : le PIB recule de 4,3 % et le chômage passe de moins de 5 % à 10 %. En France, le PIB recule de 2,6 % en 2009 selon la première estimation de l’Insee (environ 2,8 % dans les séries révisées d’Eurostat) : « la récession la plus importante depuis l’après-guerre », écrit alors l’Insee.

Des sauvetages publics en Europe. Fin septembre 2008, la Belgique, la France et le Luxembourg injectent 6,4 milliards d’euros dans Dexia, spécialiste du financement des collectivités locales. Le 13 octobre, la France annonce un dispositif de 360 milliards d’euros : 320 milliards de garanties pour le refinancement des banques, 40 milliards pour leur recapitalisation. Une partie de la dette privée devient dette publique, en Irlande surtout, et la récession creuse partout les déficits : c’est le terrain de la crise grecque et de la crise des dettes souveraines de 2011.

Des banques centrales transformées. La Fed ramène son taux entre 0 et 0,25 % le 16 décembre 2008 et lance en novembre 2008 ses premiers achats massifs de titres, l’assouplissement quantitatif. Son rôle de prêteur en dernier ressort s’étend à des institutions qui ne sont pas des banques.

Une nouvelle réglementation. Aux États-Unis, la loi Dodd-Frank, signée le 21 juillet 2010, crée un conseil de surveillance du risque systémique (FSOC), une procédure de liquidation ordonnée des grandes institutions, la règle Volcker qui limite le trading pour compte propre des banques, et impose la compensation centrale d’une partie des dérivés de gré à gré. Au niveau mondial, le Comité de Bâle publie le 16 décembre 2010 les règles de Bâle III : fonds propres de meilleure qualité (au moins 7 % d’actions ordinaires, coussin compris), ratio de levier, et deux ratios de liquidité, le LCR et le NSFR.

Fallait-il sauver les banques « too big to fail » malgré l’aléa moral ?

Fallait-il laisser tomber Lehman Brothers ? Les autorités américaines avaient sauvé Bear Stearns six mois plus tôt, et c’est précisément ce précédent qui posait problème : à force de sauver, on enseigne aux banques qu’elles seront sauvées. C’est l’aléa moral. La leçon de responsabilité a coûté cher : le lendemain, la Fed sauvait AIG, et le marché monétaire vacillait.

Ben Bernanke et le Trésor ont ensuite soutenu qu’ils n’avaient pas le choix : la Fed ne pouvait légalement prêter que contre des garanties suffisantes, et Lehman n’en avait pas assez. Dans The Fed and Lehman Brothers (2018), l’économiste Laurence Ball conteste ce récit : selon lui, la Fed avait les moyens juridiques et financiers de sauver Lehman, et ne l’a pas fait pour des raisons politiques, en sous-estimant les dégâts d’une faillite.

Le débat sur le « too big to fail » demeure. Pour les uns, les sauvetages de 2008 ont évité une répétition de 1929. Pour d’autres, souvent proches de l’école autrichienne, ils ont socialisé les pertes après avoir privatisé les profits, et préparé les excès suivants. Comparée à la crise de 1929, celle de 2008 a été mieux soignée ; elle n’avait pas été mieux prévenue.

Quelles leçons un investisseur peut-il tirer de la crise des subprimes ?

Le levier ne pardonne pas. À 40 pour 1, une baisse de 3 % suffit à disparaître. Pour un compte de trading comme pour une banque, la taille de la position décide de la survie plus que la justesse de l’analyse.

Une note n’est pas une garantie. Un triple A acheté sans comprendre ce qu’il recouvre reste un pari. Les agences notent des modèles ; les défauts, eux, arrivent dans la réalité.

Les banques centrales changent les règles en cours de partie. Depuis 2008, chaque crise appelle une réponse plus massive. Un investisseur doit compter avec elle sans la tenir pour acquise : Lehman en est la preuve.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un crédit subprime ?

C’est un prêt immobilier accordé à un emprunteur jugé peu solvable, souvent à taux variable. Titrisés et revendus dans le monde entier, ces crédits sont à l’origine de la crise de 2007-2008.

Quand a commencé la crise des subprimes ?

On date généralement son déclenchement financier au 9 août 2007, quand BNP Paribas a suspendu trois fonds exposés aux subprimes.

Combien la Bourse a-t-elle perdu en 2008 ?

Le S&P 500 a perdu 56,8 % entre son record du 9 octobre 2007 et son plus bas du 9 mars 2009. Le CAC 40 a perdu 59,2 % entre son plus haut du 1er juin 2007 et le 9 mars 2009, en clôture.

Pourquoi Lehman Brothers n’a-t-elle pas été sauvée ?

Les autorités ont invoqué l’absence de garanties suffisantes et de repreneur. Des économistes, dont Laurence Ball, estiment au contraire que la Fed pouvait la sauver et qu’elle a cédé à des considérations politiques, dont le refus d’un nouveau sauvetage après Bear Stearns.

La crise des subprimes aurait-elle pu être évitée ?

La commission d’enquête du Congrès a conclu en 2011 qu’elle était évitable, en citant les défaillances de la régulation, des agences de notation et de la gestion des risques dans les grandes institutions financières.

Sources

Pour aller plus loin

L’auteur

Benoist Rousseau

Maîtrise d’histoire (Sorbonne) · Trader depuis 1994

Historien de formation, j’aborde l’économie en praticien : depuis 1994, je vois chaque jour sur mes écrans ce que les décisions des banques centrales et des États font aux prix. J’essaie d’expliquer ce qui se joue derrière les chiffres, sans jargon et sans promesse.

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26 commentaires

La discussion se poursuit sur le forum andlil.com.
M
marius20 novembre 2013
la crise de subprime prend toujour de l'empleur dans le monde d'aujourd'huit.est-vrai?
B
Benoist Rousseau21 novembre 2013
Non la crise des subprimes n'est plus d'actualité aux USA car les taux immobiliers sont au plus bas historiquement. Par contre les conséquences de cette crise sont encore présentes
S
samson corneil AKLOBO10 juillet 2014
Il faut noter que les consequences de la crise des subprimes bien qu'elles ne soient plus remarquables restent superficielles et peuvent toute fois se prononcer.
M
maelys20 novembre 2014
Votre site est très intéressant, je m'en sers pour faire les TPE (TRAVAUX PERSONNELLES ENCADRÉS) au lycée :)
K
kabakay23 novembre 2014
C'est intéressant votre site j'ai beaucoup appris de la crise financière surtout pour moi qui veut tarvailler dans le monde de finance
Z
ZAUDHA22 février 2015
Merci pour tout ce que vous faites! Site tres intéressant
C
cyp28 février 2015
Bonjour je voulais savoir si les traders ont été affecté par cette crise et quels ont été les répercussions sur eux si il y en a eu? Merci.
B
Benoist Rousseau28 février 2015
énormément de traders ont été licensiés aux USA
S
Sow Alpha10 mars 2015
Bonjour, je trouve votre site très utile pour celui qui veux comprendre les dessous de la finance. En faite, je veux savoir comment la crise de subprime a atteint la zone euro?
M
MARIE29 novembre 2015
comment les états ont ils décidé de juguler la crise des subprimes?
B
betty26 décembre 2015
Les agences de notation sont aussi à l'origine de la crise des subprimes. car ils ont attribué des fausses notes à ces titres, chose qui a incité les investisseurs du monde à les acheter. comme le dit l'article (pour ces titres D'APPARENCE très rentables)
T
telo7 mars 2016
Bonjour pourquoi la crise a t-elle retenti sur le marché de l'emploi(chômage précarité etc...cette crise va t'elle perdurer? merci
B
Benoist Rousseau8 mars 2016
La crise est là depuis 1974 soit plus de 40 ans. C'est l'état normal de l'économie, il n'y a pas de crise (une crise est brève).
J
JP2 novembre 2016
Bonjour en quoi là crise des subprimes illustrent le cycle du crédit ?
B
Benoist Rousseau2 novembre 2016
C'est un sujet de dissertation sur la crise des subprimes ?
A
aicha9 janvier 2017
Bonsoir. Quelles sont les origines, manifestations et mesures de la crise des subprimes 2007-2008?
D
diop11 avril 2017
Très intéressant enfin j'ai compris la fameuse crise et ça grâce à vous merci!!!!!
A
Adlal Ndiaye2 novembre 2017
Merci pour la définition de la crise
I
Issouf22 novembre 2017
Quel a été l'impact de la crise sur la dette publique ?
B
Benoist Rousseau22 novembre 2017
Énorme car pour relancer l’économie Les États se sont endettés.
I
Issouf22 novembre 2017
Tu peux me détailler un peu ?
D
daisy29 décembre 2017
bsr, si la crise des subprime n'est plus d'actualité six USA , comment expliquer la crise mondiale qui touche le monde ?
B
Benoist Rousseau30 décembre 2017
Il n’y a aucune crise mondiale. C’est l’évolution normale de l’économie que nous vivons
P
Piero30 août 2018
Je m'interroge sur la notion d'état ou d'évolution normale de l'économie. "La crise est là depuis 1974", de quelle crise parlez-vous ? Sociale oui je suis d'accord. Economique non. Peut-être pour ça que vous évoquez une "évolution normale" que personnellement je trouve tragique. Si on prend l'histoire économique sur le long terme, la période post 1973 apparaît encore comme une période de forte croissance, La doxa essaie de faire avaler qu'il est normal que la pauvreté et le chômage augmentent lorsque la croissance ralentit. Le gâteau à se partager continue pourtant de grandir. Donc si la pauvreté et le chômage augmentent malgré cela, c'est que notre système économique, de plus en plus inégalitaire, n'est pas bon. Commençons par partir de ce constat au lieu d'endormir les gens. Les Etats se sont endettés pour renflouer les banques qui n'ont pas peur de faire la morale aux mêmes Etats pour l'endettement dont elles sont la cause première (sauf en Grèce). "Allez rognez la sécu, les emplois publics, les indemnités de chômage... Les gens qui travaillent se font payer, comment voulez-vous qu'on s'en sorte, on est obligé de dégraisser ou de faire fabriquer ailleurs pour faire repartir la fameuse croissance qui sert à qui ?. Oui ça fait plus de 40 ans que l'on entend ça sans broncher. Comme dirait un certain général, "les Français sont des veaux". Un smartphone, une coupe du monde et ils courbent l'échine presque heureux ...
B
Benoist Rousseau31 août 2018
Prenez le temps d'étudier la question, justement le long terme la croissance des années 60 est exceptionnelle reposant sur l'esclavage de 800.000.000 de personnes qui nous permettaient d'avoir les matières premières gratuites ce qui a permis à l'économie de décoller. Maintenant on paye toutes nos matières premières, on ne les pille plus, et ces pays sont mêmes devenus des concurrents parfois meilleur que "nous" dans de nombreux domaines. Nous ne sommes plus seuls au monde et l'Afrique et l'Asie ne sont plus nos colonies, voilà ce qui a changé
B
Bruno Koegler30 mars 2022
Je sens que cette page redevient d actualite :P
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