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Analyse SWOT de PepsiCo : forces, faiblesses, opportunités et menaces

Analyse SWOT de PepsiCo : forces, faiblesses, opportunités et menaces

PepsiCo vend des chips Lay’s, Doritos et Cheetos, des sodas Pepsi et Mountain Dew, la boisson de l’effort Gatorade, les flocons d’avoine Quaker et les machines SodaStream, dans plus de 200 pays et territoires. Voici son analyse SWOT, mise à jour avec les comptes de 2025 et du troisième trimestre 2026.

PepsiCo en chiffres

  • Chiffre d’affaires 2025 : 93,9 milliards de dollars, en hausse de 2,3 % (+1,7 % à périmètre et change constants).
  • Résultat opérationnel 2025 : 11,5 milliards de dollars, en baisse de 11 %, après près de 2 milliards de dépréciations de marques.
  • Bénéfice par action 2025 : 6 dollars (-14 %) ; 8,14 dollars hors éléments exceptionnels.
  • Trésorerie dégagée par l’exploitation en 2025 : 12,1 milliards de dollars, dont 7,6 milliards versés en dividendes et 1 milliard en rachats d’actions.
  • Effectifs : environ 306 000 salariés fin 2025, dont 125 000 aux États-Unis.
  • Troisième trimestre 2026 : 25,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires (+5,6 %, +3,1 % à périmètre et change constants) et un bénéfice par action hors éléments exceptionnels de 2,34 dollars (+2 %).

Forces de PepsiCo

Deux métiers, mêmes acheteurs. PepsiCo occupe des positions de tête dans les snacks, aux États-Unis comme dans le monde, et reste le principal rival de Coca-Cola dans les boissons. Snacks et boissons passent par les mêmes acheteurs de la grande distribution : le groupe négocie ses rayons avec un poids rare.

Un international qui porte le groupe. Au troisième trimestre 2026, à périmètre et change constants, la division Europe, Moyen-Orient et Afrique a progressé de 9 %, les snacks d’Asie-Pacifique de 9 %, les boissons internationales vendues sous franchise de 7 % et les snacks d’Amérique latine de 6 %. En Amérique du Nord, snacks comme boissons, la croissance a été nulle.

Un dividende de rentier. En février 2026, PepsiCo a annoncé sa 54e hausse annuelle consécutive, de 4 %, à 5,92 dollars par an. Le groupe prévoit de rendre 8,9 milliards de dollars à ses actionnaires en 2026 et a lancé un programme de rachat d’actions de 10 milliards courant jusqu’en février 2030.

Faiblesses de PepsiCo

Les chips américaines à l’arrêt. La division des snacks nord-américains, la plus grosse avec 27,5 milliards de dollars de ventes en 2025, a reculé de 2 % à périmètre et change constants en 2025, puis stagné au troisième trimestre 2026. Ce trimestre-là, les baisses de prix ont coûté un point de croissance pour un demi-point de volume gagné, et son résultat opérationnel hors éléments exceptionnels a reculé de 12 %.

Numéro deux du soda chez lui. En 2025, PepsiCo représentait environ 16 % des ventes de boissons sans alcool aux États-Unis, contre 20 % pour Coca-Cola. Au troisième trimestre 2026, les volumes de boissons nord-américains ont retiré 3 points à la croissance.

Des marques payées trop cher. En 2025, PepsiCo a passé près de 2 milliards de dollars de dépréciations, principalement sur la boisson énergisante Rockstar, dont il a cédé la marque aux États-Unis et au Canada à Celsius en août 2025, et sur la marque chinoise Be & Cheery.

Un client qui pèse 14 %. Walmart et Sam’s Club ont représenté environ 14 % du chiffre d’affaires en 2025. Leur perte, reconnaît le groupe, frapperait lourdement ses deux divisions nord-américaines.

Opportunités pour PepsiCo

Le plan négocié avec Elliott. Le fonds activiste, entré au capital pour environ 4 milliards de dollars en septembre 2025, a obtenu le 8 décembre un plan pour les snacks américains : des prix d’entrée plus bas selon les marques et les circuits, près de 20 % de références supprimées aux États-Unis, trois usines déjà fermées en 2025, et des économies réinvesties en publicité. En février 2026, les prix de Lay’s et Doritos ont baissé jusqu’à 15 %.

Des produits plus sains. PepsiCo retire les colorants et arômes artificiels de Lay’s, Cheetos et Doritos, lance des Doritos Protein en 2026 et un Pepsi Prebiotic Cola. Il a payé 1,95 milliard de dollars pour les sodas poppi et 1,2 milliard pour les chips Siete en 2025 ; poppi est arrivé au Royaume-Uni en février 2026, sa première sortie des États-Unis.

Un portefeuille à élaguer. Elliott avait cité SodaStream, Starry, les céréales Life et Cap’n Crunch ou Rice-A-Roni comme marques cessibles. Chaque cession libérerait de l’argent pour les marques qui grandissent.

De nouvelles têtes. Steve Schmitt, ancien directeur financier de Walmart aux États-Unis, est directeur financier depuis novembre 2025. Joaquin Duato, patron de Johnson & Johnson, entrera au conseil d’administration le 1er décembre 2026. Le groupe annonce de nouvelles réductions structurelles de coûts dans les prochains mois.

Menaces pour PepsiCo

Les médicaments amaigrissants. Le groupe cite lui-même parmi ses risques les traitements de type GLP-1, qui réduisent l’appétit. Qui a moins faim grignote moins.

Des coûts qui remontent. Le 8 octobre 2026, PepsiCo a ramené à 1 à 2 % sa prévision de croissance 2026 du bénéfice par action hors éléments exceptionnels, à change constant, contre le bas d’une fourchette de 4 à 6 % auparavant. Son directeur financier constate des coûts des matières en hausse. Fin septembre, le groupe a annoncé des hausses de quelques pourcents sur certaines chips, huit mois après les avoir baissées.

Les droits de douane, dans les deux sens. Le groupe redoute les droits de douane américains et les représailles. Au troisième trimestre 2026, des remboursements de droits ont au contraire ajouté 4 points à la croissance du résultat opérationnel hors éléments exceptionnels : un coup de pouce sans garantie de durée.

La Russie. PepsiCo y est toujours présent, avec une usine de snacks à Kachira et une laiterie à Moscou. Le pays a pesé 5 % du chiffre d’affaires en 2025 (4,8 milliards de dollars) et abritait 20 % de la trésorerie du groupe fin 2025.

Principaux concurrents de PepsiCo

  • Boissons : Coca-Cola, Keurig Dr Pepper, Monster Beverage, Red Bull, Primo Brands.
  • Snacks : Mondelēz, Mars, Campbell’s, Utz Brands, Link Snacks.
  • Alimentation : Kraft Heinz, Nestlé, Conagra Brands, Hormel Foods.

Le regard du trader

Je ne trade pas PepsiCo : je ne trade qu’un seul marché, le future sur le Nasdaq. Mais je regarde le titre, parce que PepsiCo est coté au Nasdaq, où l’on trouve peu de vendeurs de chips.

Trois choses le font bouger. D’abord les ventes nord-américaines. Ensuite les prévisions annuelles : le 8 octobre 2026, le groupe a abaissé la sienne, mais sa croissance des ventes à périmètre constant (3,1 %) a dépassé les 2,9 % attendus par les analystes, et l’action a gagné environ 3,7 %. Enfin Elliott, qui a promis en décembre 2025 de rester impliqué.

Un dividende relevé 54 ans de suite ne protège pas le cours, qui a perdu plus de 10 % depuis janvier. À 126 dollars, le titre se paie environ 15 fois le bénéfice par action hors éléments exceptionnels de 2025, pour un rendement d’environ 4,7 %.

Cette analyse est informative et ne constitue pas un conseil en investissement.

Sources

Les autres analyses SWOT

Toutes les grandes entreprises analysées sur le site, classées par secteur :

SecteurAnalyses SWOT
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L’auteur

Benoist Rousseau

Maîtrise d’histoire (Sorbonne) · Trader depuis 1994

Historien de formation, j’aborde l’économie en praticien : depuis 1994, je vois chaque jour sur mes écrans ce que les décisions des banques centrales et des États font aux prix. J’essaie d’expliquer ce qui se joue derrière les chiffres, sans jargon et sans promesse.

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